GE Aerospace a accéléré son système de production l’année dernière dans un contexte d’atténuation des problèmes de chaîne d’approvisionnement, la société ayant livré 2 386 moteurs d’avions commerciaux en 2025, soit une augmentation de 25 % sur un an.
Cette amélioration intervient alors que GE et ses concurrents cherchent à surmonter les contraintes de longue date du système industriel qui ont limité la production ces dernières années, obligeant les constructeurs aéronautiques comme Airbus à réclamer davantage de turboréacteurs à double flux.
CFM International, que GE et Safran Aircraft Engines détiennent conjointement, a réalisé des progrès particuliers l’année dernière en augmentant ses livraisons des turboréacteurs Leap les plus vendus, qui équipent les avions de la famille A320neo et le 737 Max de Boeing.
L’année dernière, CFM a livré 1 802 Leaps, soit une hausse de 28 % par rapport aux 1 407 de 2024, a annoncé GE le 22 janvier lors de la publication de ses résultats financiers 2025.
GE attribue cette accélération en partie au fait que ses fournisseurs prioritaires lui ont livré 40 % d’« intrants matériels » en plus l’année dernière par rapport à 2024.
Les résultats financiers de GE pour 2025 reflètent à la fois une augmentation des livraisons et une demande accrue de services après-vente.
L’entreprise a réalisé un bénéfice de 8,7 milliards de dollars l’année dernière, soit 32 % de plus qu’en 2024, avec un chiffre d’affaires en hausse de 18 % en un an pour atteindre 45,9 milliards de dollars.
L’activité moteurs commerciaux de la société a généré à elle seule un chiffre d’affaires de 33,3 milliards de dollars, en hausse de 24 % sur un an. Sur ce montant, les ventes de moteurs et autres équipements ont représenté 12,2 milliards de dollars de revenus, en hausse de 18 % sur un an, tandis que les services ont généré 30,1 milliards de dollars de revenus, en hausse de 21 %.
GE s’attend à ce que cette dynamique positive se poursuive, prévoyant que son chiffre d’affaires ajusté pour 2026 augmentera dans une fourchette de pourcentage à deux chiffres, d’une année sur l’autre. Il prévoit de réaliser un bénéfice d’exploitation de 9,85 à 10,25 milliards de dollars cette année, en hausse de 8 à 13 % par rapport à 2025.
