Le projet STAR dirigé par le DLR met en lumière l’amélioration des performances grâce aux pales de rotor à « torsion active »

Le projet STAR dirigé par le DLR met en lumière l'amélioration des performances grâce aux pales de rotor à « torsion active »

Des chercheurs allemands pensent que l’ajout d’une technologie de torsion active aux pales du rotor principal des hélicoptères peut améliorer considérablement les performances tout en réduisant les niveaux de bruit et de vibrations.

Une récente série de tests en soufflerie réalisés par le centre de recherche aérospatial allemand DLR a révélé que la technologie réduisait le bruit lors de la descente jusqu’à l’atterrissage de 7 dB – correspondant à plus de la moitié du bruit perçu – tandis que les vibrations étaient réduites de moitié et que l’efficacité du rotor augmentait sous une charge élevée.

Travaillant dans le cadre d’un projet appelé STAR – Smart Twisting Active Rotor – les ingénieurs ont intégré des actionneurs piézocéramiques dans la surface de la pale.

Ceux-ci tordent la lame lorsqu’une tension électrique est appliquée – statiquement en courant continu et dynamiquement en courant alternatif.

Surtout, le système ne nécessite aucun composant mécanique et n’est que « peu affecté par les forces centrifuges agissant sur les pales du rotor », explique Berend Gerdes van der Wall, chef de projet à l’Institute of Flight Systems du DLR.

Pour les tests, l’équipe STAR a préparé un rotor à torsion actif à quatre pales d’un diamètre de 4 m (13,1 pieds). Il a ensuite été testé dans la grande soufflerie à basse vitesse d’une installation conjointe germano-néerlandaise aux Pays-Bas sur une période de trois semaines en décembre 2025.

« Au cours de la campagne de mesures, nous avons pu tester avec succès notre concept dans un environnement réaliste. Les résultats montrent que l’efficacité a augmenté tandis que le bruit et les vibrations ont été considérablement réduits », explique van der Wall.

En plus des forces, des moments et de la puissance du rotor, l’équipe a obtenu des quantités importantes de données liées au mouvement des pales et aux forces agissant sur elles, ainsi que d’autres facteurs aérodynamiques.

Selon le DLR, cela servira à valider les modèles informatiques. Les résultats peuvent être appliqués aux hélicoptères conventionnels, aux giravions à grande vitesse et aux concepts de mobilité aérienne urbaine.

Outre le DLR, la NASA, l’armée américaine, les agences de recherche aérospatiale française et japonaise ONERA et JAXA, l’Institut coréen de recherche aérospatiale et l’Université Konkuk de Séoul ont également collaboré au projet.

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