Singapour va développer le premier terrain d’essai aéroportuaire au monde pour les technologies développées dans le cadre du programme de démonstration de moteurs à rotor ouvert RISE de CFM International, dans le cadre d’un accord avec la coentreprise de propulsion et Airbus.
Dans le cadre du protocole d’accord (MoU) signé le 2 février, l’Autorité de l’aviation civile de Singapour (CAAS) travaillera avec ses deux partenaires pour étudier l’impact des moteurs à soufflante ouverte, ainsi que d’autres technologies RISE, sur les opérations aéroportuaires.
RISE est l’effort de CFM visant à commercialiser une turbine à rotor ouvert pour la prochaine génération d’avions à réaction à fuselage étroit, qui sera déployée à partir du milieu de la prochaine décennie.
Les trois parties développeront également conjointement un « cadre de préparation » pour intégrer les moteurs à rotor ouvert dans les opérations aéroportuaires existantes.
CAAS, Airbus et CFM travailleront également à la conduite d’éventuels essais opérationnels des démonstrateurs de moteurs RISE dans les aéroports Changi ou Seletar de Singapour. Les essais permettront de « tester et valider le cadre de préparation et d’évaluer la faisabilité opérationnelle de cette nouvelle technologie », indique l’agence.
Le pacte RISE est l’un des neuf accords signés par la CAAS lors du Changi Aviation Summit, qui se déroule le 2 février en marge du salon aéronautique de Singapour. Les protocoles d’accord couvrent des domaines tels que l’innovation, le développement du capital humain et le carburant d’aviation durable (SAF).
Dans ce dernier cas, CAAS, en collaboration avec sa filiale en propriété exclusive Singapore Sustainable Aviation Fuel Company (SAFCo), travaillera avec neuf entreprises pour lancer un essai d’approvisionnement volontaire en carburants durables.
Les partenaires du projet incluent Changi Airport Group, Singapore Airlines et sa filiale low-cost Scoot, Boston Consulting Group, ainsi que les banques DBS et OCBC.
L’essai porte sur l’approvisionnement volontaire de SAF et constitue une « première étape importante » pour SAFCo pour « tester les processus opérationnels, commerciaux et comptables de bout en bout nécessaires à un système d’approvisionnement SAF et d’attribution des attributs environnementaux au niveau national », explique la CAAS.
L’accord intervient alors que Singapour se prépare à imposer une taxe SAF – une première mondiale – sur tous les vols au départ à partir d’octobre dans le cadre d’un objectif d’augmentation de 1 % cette année.
Par ailleurs, CAAS s’associera à GE Aerospace, au Conseil de développement économique de Singapour, ainsi qu’au Centre international pour l’innovation aéronautique, pour établir un partenariat pour la recherche aéronautique et aérospatiale.
Cela verra les parties travailler au « développement de solutions technologiques aéronautiques et aérospatiales de nouvelle génération », notamment la modernisation de l’espace aérien, la recherche aérodynamique avancée, ainsi que l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer la sécurité et l’efficacité opérationnelle.
Par ailleurs, la CAAS a signé des accords de coopération en matière de formation avec le régulateur de l’aviation civile de Macédoine du Nord et avec l’OACI pour la formation au leadership et à la gestion des services de navigation aérienne.
