Les enquêteurs canadiens ont souligné l’importance de l’inspection tactile après le dégivrage, à la suite d’un incident impliquant un De Havilland Dash 8-100 au départ.
L’avion de Summit Air avait décollé de Thunder Bay pour un service vers Moosonee, en Ontario, le 19 février.
En montant à 10 000 pieds, les pilotes ont ressenti une vibration dans tout l’avion et dans le manche.
L’équipage a déclaré une situation d’urgence et le turbopropulseur est retourné se poser à Thunder Bay.
Selon un bulletin du Bureau de la sécurité des transports, le personnel de maintenance de l’exploitant a inspecté le Dash 8 et a découvert une « couche de glace » au sommet de l’ascenseur.
Le Dash 8 a une configuration en T avec le stabilisateur horizontal et les élévateurs à environ 7,5 m au-dessus du sol.
Bien que l’avion ait été dégivré par une société tierce – en utilisant des fluides de type I et de type III – une enquête menée par le prestataire de services a révélé que « seule une inspection visuelle post-dégivrage » a été effectuée, indique le bureau de sécurité.
« Aucune inspection tactile n’a été effectuée », ajoute-t-il. Le bulletin identifie la cellule impliquée comme étant C-GONJ.
Aucun des trois occupants n’a été blessé. Le prestataire de services a depuis mis en œuvre « plusieurs actions correctives », indique le bureau de sécurité, notamment des formations supplémentaires et « des exigences plus strictes en matière d’inspections tactiles ».
Basée à Yellowknife, Summit Air exploite une gamme diversifiée d’avions à réaction et à turbopropulseurs, notamment les Avro RJ de BAE Systems, les ATR 72 et d’autres variantes de Dash 8.
