Cette île européenne fait rêver les vacanciers français… jusqu’à ce que les habitants réclament le boycott

Eaux turquoise, villages blancs perchés sur les falaises, cuisine ensoleillée… cette île figure chaque été parmi les destinations préférées des Français. Et en 2024, l’engouement est encore monté d’un cran.

Mais derrière les photos de rêve publiées sur Instagram, la réalité sur place est bien moins idyllique.

Sur cette île méditerranéenne, les habitants ne cachent plus leur exaspération. Certains réclament même l’arrêt pur et simple du tourisme de masse.

Une carte postale… qui vire à la surpopulation

Il suffit d’atterrir à l’aéroport principal pour s’en rendre compte. Des dizaines de vols low-cost débarquent chaque jour, remplis de touristes venus chercher soleil et authenticité.

Mais ce flot constant a bouleversé l’équilibre de l’île. “On ne reconnaît plus notre village”, soupire Eleni, habitante de Fira. “Avant, on croisait nos voisins. Maintenant, ce sont des foules, des valises à roulettes et des perches à selfie.

Les ruelles sont bondées dès 7 h du matin, les plages deviennent impraticables, et les prix explosent – du logement à la simple salade grecque.

“Ce n’est plus vivable pour nous”

À Oia, village emblématique au nord de l’île, les locaux ont commencé à taguer des messages sur les murs : “Tourists not welcome”, “Go back home” ou encore “This is not your playground”.

Des affiches en anglais sont apparues sur les portes : “Respect our home or stay away.”

Et dans une vidéo devenue virale, une habitante en larmes filme la foule qui bloque la rue devant sa maison, l’empêchant même de sortir faire ses courses. “On est devenus des figurants dans un décor que d’autres exploitent.

Une économie à double tranchant

Évidemment, le tourisme fait vivre l’île. Restaurants, hôtels, excursions… tout repose sur ces visiteurs. Mais à quel prix ?

On gagne notre vie trois mois par an, et on subit les neuf autres,” explique Nikos, loueur de bateau. “Les loyers ont triplé. Même les jeunes du coin ne peuvent plus habiter ici.

Certains habitants ont quitté l’île pour se réfugier sur le continent, incapables de suivre le rythme imposé par la saison estivale. “C’est triste à dire, mais on rêve de voir moins de touristes.

Une destination qui se saborde ?

En coulisse, des voix s’élèvent pour exiger un quota de visiteurs, comme à Venise ou à Barcelone. D’autres militent pour une taxe d’entrée ou la fermeture de certains accès aux heures de pointe.

Mais ces propositions se heurtent à la pression économique. Pour l’instant, l’île continue de tout miser sur sa carte postale… au risque de détruire ce qui faisait son âme.

De quelle île s’agit-il ?

Ni la Crète, ni la Corse.
Mais Santorin, la perle grecque, devenue symbole d’un tourisme hors de contrôle.

Et cette année, le rejet des habitants est plus visible que jamais.

Alors avant de réserver un billet, une question s’impose :
sommes-nous encore réellement attendus là-bas ?