La lenteur persistante de la chaîne d’approvisionnement est à l’origine de l’incapacité de Dassault Aviation à respecter ses prévisions pour 2025 en matière de livraisons d’avions d’affaires Falcon, a révélé le directeur général de l’avionneur.
L’année dernière, la société a expédié 37 avions – trois de moins que prévu – la troisième année consécutive au cours de laquelle elle n’a pas respecté ses prévisions.
Le directeur général Eric Trappier a déclaré que l’entreprise « s’attendait » à atteindre 40 livraisons d’avions, mais « nous avons eu quelques difficultés avec la chaîne d’approvisionnement ».
Ces chaînes d’approvisionnement « s’étendent partout dans le monde » pour ses trois modèles en production – les Falcon 2000LXS, 8X et 6X – avec « un autre défi » posé par la nécessité d’envoyer des avions verts pour qu’ils soient terminés sur son site de Little Rock, Arkansas.
Si de nombreux problèmes étaient externes, il y avait des « problèmes internes », a ajouté Trappier, en présentant le 4 mars les résultats annuels de l’avionneur.
« Et puis, à la chaîne de montage, c’est là qu’on prend tous les retards. Ils convergent là-bas, et si on veut rattraper ça, ça prend du temps. »
« Mais j’ai de bonnes raisons de croire que nous serons en mesure de respecter les prévisions pour le Falcon (en 2026). » Cette année, Dassault a l’intention de livrer 40 avions Falcon, précise-t-on.
Bien que l’avionneur ait enregistré 31 commandes de Falcon l’année dernière, contre 24 en 2024, Trappier a averti que les augmentations d’impôts en France – notamment une surtaxe sur les bénéfices des sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard d’euros (1,16 milliard de dollars) – risquaient de réduire la compétitivité de l’entreprise par rapport à ses concurrents américains et canadiens.
Le développement de son Falcon 10X à très longue portée se poursuit avec une cérémonie de dévoilement prévue le 10 mars.
Les ventes de Falcon se sont élevées à 2,8 milliards d’euros en 2025, en hausse par rapport aux 2,3 milliards d’euros enregistrés l’année précédente. Le carnet de commandes de l’unité a légèrement diminué, passant de 5 milliards d’euros à 4,7 milliards d’euros.
