Le chef sortant de l’AAPA appelle à une augmentation des investissements régionaux pour éviter la crise de la chaîne d’approvisionnement

Le chef sortant de l'AAPA appelle à une augmentation des investissements régionaux pour éviter la crise de la chaîne d'approvisionnement

Le directeur général sortant de l’Association des compagnies aériennes d’Asie-Pacifique (AAPA), Subhas Menon, a appelé à une augmentation des investissements – en particulier de la part des États d’Asie-Pacifique – pour renforcer le secteur aérospatial, alors que les défis de la chaîne d’approvisionnement continuent de frapper les compagnies aériennes.

Menon, s’adressant à FlightGlobal avant le salon aéronautique de Singapour, affirme que la région pourrait faire davantage pour atténuer les effets d’une chaîne d’approvisionnement mondiale de plus en plus volatile, même si elle surmonte lentement les défis actuels.

« Nous ne pouvons pas simplement attendre que les Américains et les Européens résolvent les problèmes (de chaîne d’approvisionnement) », ajoute-t-il, un clin d’œil aux deux grands avionneurs Boeing et Airbus.

« Il faut aussi se salir les mains – il faut bien commencer quelque part », explique Menon.

Les problèmes de chaîne d’approvisionnement sont une plainte fréquente des transporteurs membres de l’AAPA, dont la plupart ont été touchés par des retards de livraison persistants et des délais de maintenance plus longs.

Menon, qui prend sa retraite de son poste à l’AAPA en mars, reconnaît que les problèmes de chaîne d’approvisionnement constituent un « défi générationnel » d’une ampleur sans précédent.

« Si vous ne réparez pas ce problème, je pense que cela constituera une contrainte majeure pour l’industrie », dit-il.

Menon affirme que la région Asie-Pacifique « a les moyens et les ressources » pour se lancer dans la construction aéronautique, citant la Chine comme exemple.

Singapour, quant à elle, a bien réussi à développer ses capacités de révision, avec une série d’investissements ces dernières années, mais sera finalement limitée par sa taille, note Menon.

Menon affirme que la présence de Comac au salon aéronautique de Singapour, ainsi que sa présence modeste mais croissante en Asie du Sud-Est, « est une très bonne décision ».

Il estime néanmoins que « ce qui empêche réellement » le constructeur aéronautique basé à Shanghai de rivaliser efficacement est le fait qu’il est « toujours dépendant des mêmes chaînes d’approvisionnement » que les constructeurs occidentaux.

Cela est particulièrement évident dans le programme C919 de Comac, qui utilise des moteurs – CFM International Leap-1C – et d’autres composants majeurs provenant de fournisseurs occidentaux. Pékin travaille à produire ses propres moteurs, mais le développement progresse lentement.

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