L’équipage indonésien du Cessna Caravan a été mortellement attaqué après un service de passagers en Papouasie

L'équipage indonésien du Cessna Caravan a été mortellement attaqué après un service de passagers en Papouasie

L’opérateur régional indonésien Smart Cakrawala Aviation a détaillé les circonstances d’une attaque contre l’un de ses Cessna 208B Grand Caravans au cours de laquelle les deux pilotes ont été tués.

L’incident s’est produit le 11 février à la suite d’un service reliant Tanah Merah à l’aéroport de Koroway Batu en Papouasie.

Treize passagers se trouvaient à bord de l’avion, que l’exploitant identifie comme étant PK-SNR.

Le transporteur affirme que la caravane a atterri en toute sécurité à Koroway Batu vers 11h05.

Mais environ 20 minutes plus tard, après le débarquement des passagers, son centre de contrôle des opérations a reçu une transmission de détresse de l’avion.

L’un des pilotes a envoyé un message indiquant que l’équipage était attaqué par des coups de feu et qu’ils se dirigeaient vers un abri. Une équipe de crise a ensuite tenté de retrouver l’équipage.

Vers 11h54, le même pilote demande une assistance à la localisation, faute de signal. C’était la dernière transmission reçue.

L’opérateur affirme que l’équipage a ensuite été observé s’approchant de l’avion, probablement sous la contrainte, avec des preuves – notamment « plusieurs impacts de balle » dans l’avion – que les deux pilotes ont ensuite été mortellement attaqués.

Smart Cakrawala Aviation n’a indiqué aucune raison spécifique pour l’attaque et a condamné les suggestions « irresponsables » selon lesquelles l’un des pilotes était membre de la communauté du renseignement ou que l’avion transportait du personnel militaire.

« Ces deux affirmations sont fausses », insiste l’opérateur, ajoutant que les pilotes ont été victimes d’un « massacre cruel et inhumain » après un vol au service de la communauté.

Smart Cakrawala Aviation a obtenu son certificat d’opérateur aérien en 2018. Elle effectue des vols charters et des vols d’obligation de service public, ainsi que d’autres formes de travail aérien, notamment des enquêtes et des tâches météorologiques.

L’attaque constitue « le coup le plus grave » porté à l’entreprise, selon le communiqué.

« Les pilotes effectuant cette mission doivent être protégés par l’Etat », ajoute-t-il, qui précise avoir suspendu temporairement toutes les opérations aériennes vers les aéroports qui n’ont « pas de sécurité adéquate ».

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