Le gouvernement américain prend des mesures pour faire face aux risques posés par l’acquisition et l’exploitation par le Venezuela de drones militaires fournis par l’Iran.
Le 30 décembre, le département américain du Trésor a imposé des sanctions à la société vénézuélienne Empresa Aeronautica Nacional SA, alléguant que la société avait aidé le Venezuela à acquérir et à exploiter des véhicules aériens sans pilote (UAV) dotés de capacités de surveillance et de frappe.
Le Département du Trésor a également sanctionné le président d’Empresa, José Jesus Urdaneta Gonzalez, pour avoir prétendument coordonné avec les militaires vénézuéliens et iraniens la production de drones iraniens au Venezuela.
Empresa « entretient et supervise » l’assemblage au Venezuela des drones de la série Mohajer, produits par la société iranienne Qods Aviation Industries, a déclaré le gouvernement américain.
Il indique que la société a négocié avec Qods pour vendre « des drones Mohajer-6 d’une valeur de plusieurs millions de dollars au Venezuela » et qu’elle « entretient des drones exploités par les forces armées vénézuéliennes, y compris le Mohajer-2 iranien ».
Le Mohajer-6 est un « drone de combat doté de capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, tandis que les Mohajer-2 – connus au Venezuela sous le nom de « ANSU-100 » – sont des drones armés « capables de lancer des bombes guidées air-sol Qaem de conception iranienne », déclare le Département du Trésor. « La fourniture continue d’armes conventionnelles par l’Iran à Caracas constitue une menace pour les intérêts américains dans l’hémisphère occidental. »
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le Venezuela et les États-Unis, qui ont réagi en déplaçant des forces aériennes et maritimes considérables vers les Caraïbes.
Les sanctions permettent au gouvernement américain de geler les actifs contrôlés par Empresa et Gonzalez et d’interdire les relations commerciales avec l’une ou l’autre.
