L’opérateur indien d’hydravions Mehair a signé un accord pour acquérir jusqu’à 10 exemplaires de l’hydravion hybride-électrique Polaris développé pour une entrée en service en 2030 par la start-up américaine Tidal Flight.
Grâce à cet accord, finalisé le 4 février lors du salon aéronautique de Singapour, Mehair a passé des commandes fermes de cinq avions et pris des options sur cinq autres.
« Ils sont le principal opérateur d’hydravions en Inde. Il s’agit d’une énorme opportunité d’introduire l’aviation durable sur un marché en croissance », déclare Jude Augustine, cofondateur et directeur général de Tidal.
«Nous sommes très enthousiastes à l’idée de nous lancer dans l’aviation durable», déclare Sakshi Mutha, directeur de Mehair. « L’Inde se tourne de plus en plus vers les hydravions. C’est un mode de transport plus rapide. »
Tidal développe un avion à ailes hautes pouvant accueillir neuf 12 passagers et doté de deux hélices montées à l’arrière, avec pour objectif un premier vol en 2028 et une entrée en service deux ans plus tard. L’avion doit être capable d’opérer à partir de l’eau ou des pistes.
Mehair exploitait auparavant des hydravions mais a suspendu ses vols pendant la pandémie de Covid-19. Mais il prévoit de redécoller en avril, en assurant des vols depuis les îles Andaman en Inde avec des Cessna 208 Caravan amphibies loués.
La société a récemment reçu l’autorisation du gouvernement indien d’exploiter 92 routes d’hydravions.
Tidal a démarré avec 4 millions de dollars de capital-risque initial, a obtenu 1,25 million de dollars grâce à un contrat avec l’US Air Force et prévoit de clôturer au début de l’année prochaine un premier cycle de financement de 20 à 30 millions de dollars.
La société a ouvert un hangar à l’aéroport régional de Chesapeake en Virginie, construit un banc d’essai Iron Bird et développe un démonstrateur de groupe motopropulseur hybride.
Tidal a obtenu des commandes de 12 clients dans neuf pays couvrant jusqu’à 150 avions.
