Le groupe Lufthansa estime qu’il existe des « opportunités et des défis » créés par le conflit au Moyen-Orient alors que les prix du carburant augmentent, mais les clients recherchent des alternatives aux vols via les hubs mondiaux de la région.
S’exprimant alors que l’entreprise dévoilait ses résultats du quatrième trimestre et de l’année complète le 6 mars, le directeur financier du groupe Lufthansa, Till Streichert, a déclaré, par l’intermédiaire d’un traducteur, qu’elle avait connu une « énorme augmentation » de la demande pour ses vols vers l’Asie et l’Afrique dans le contexte de l’immobilisation des liaisons mondiales du Moyen-Orient, notamment Emirates et Qatar Airways, depuis qu’Israël et les États-Unis ont lancé les attaques contre l’Iran le 28 février.
Le directeur général du groupe, Carsten Spohr, cite des destinations telles que Bangkok, l’Inde, Shanghai, Singapour et l’Afrique du Sud parmi celles qui attirent une forte demande de passagers. Elle ajoute de la capacité sur certains de ces marchés, après avoir arrêté ses vols vers 10 destinations en raison de la crise au Moyen-Orient.
Streichert cite également des « évolutions très positives » chez Lufthansa Cargo en termes de demande et de rendement, là encore en raison de la recherche par les clients d’alternatives aux transporteurs et aux aéroports du Moyen-Orient.
Spohr reconnaît les risques liés à la fermeture de l’espace aérien dans la région. Mais si le groupe reconnaît également l’impact négatif de la hausse des coûts du carburant résultant du conflit, il note qu’il est fortement couvert pour 2026, affirmant être mieux placé que ses concurrents.
Cela donne à Streichert la confiance nécessaire pour affirmer que le groupe est toujours sur la bonne voie pour enregistrer une meilleure performance financière en 2026, vers son objectif à moyen terme d’atteindre une marge EBIT ajustée de 8 % d’ici 2028.
Le groupe Lufthansa a réalisé une hausse de 17 % de son EBIT pour l’ensemble de l’année, à 2 milliards d’euros (2,3 milliards de dollars) en 2025, avec un chiffre d’affaires en hausse de 5 % à 39,6 milliards d’euros. Cela lui confère une marge opérationnelle de 4,9 %, contre 4,4 % en 2024.
Son bénéfice net est en légère baisse à 1,3 milliard d’euros.
