L’exportabilité de l’AMCP contrarie les politiciens japonais prudents

Les politiciens japonais se demandent comment gérer les futures exportations liées au programme mondial de combat aérien, qui sera développé en collaboration avec l’Italie et le Royaume-Uni.

Les récentes réunions entre le Parti libéral-démocrate au pouvoir et le parti Komeito, son partenaire junior dans une coalition, ont récemment porté sur cette question, selon le Komeito.

Komeito, qui a exprimé son opposition au projet de chasseur commun, estime qu’il devrait y avoir des restrictions considérables sur l’exportation de l’AMCP vers des parties au-delà des trois pays d’origine.

Les discussions sur l’AMCP s’inscrivent dans le cadre de discussions plus larges sur la position de Tokyo à l’égard des exportations avancées de défense. Même si les règles concernant les exportations de défense ont été assouplies ces dernières années, Tokyo reste très prudent à l’égard des exportations de défense.

Ces préoccupations pourraient avoir des implications pour ses partenaires de l’AMCP. L’Allemagne, partenaire d’Eurofighter, par exemple, a longtemps retardé une éventuelle vente ultérieure de Typhoons à l’Arabie Saoudite, même si certains signes montrent que Berlin adoucit sa position sur la question.

Les médias japonais ont cité le secrétaire en chef du cabinet Hayashi Yoshimasa – membre du parti au pouvoir, le PLD – qui aurait déclaré que l’Italie et le Royaume-Uni jugeaient les exportations essentielles pour réduire les coûts d’approvisionnement de l’AMCP. Londres et Rome ont également fait valoir ce point de vue à Tokyo.

Yoshimasa ajoute que les exportations de l’AMCP constitueront un test décisif pour évaluer l’attractivité du Japon en tant que partenaire des grands programmes de défense internationaux.

Soulignant la prudence du Japon à l’égard des exportations de défense, Izumi Kenta, du plus grand parti d’opposition japonais, le Parti constitutionnel démocrate, a exprimé ses inquiétudes quant au fait que des directives d’exportation plus souples pourraient ouvrir la voie à l’utilisation d’armes produites au Japon contre des personnes dans des pays étrangers.

De grandes entreprises aérospatiales japonaises telles que Mitsubishi Heavy Industries et le spécialiste des moteurs IHI devraient s’impliquer de manière majeure dans l’AMCP.

Japon X-2 ATLA

Dans les années 2000 et 2010, le Japon a investi des ressources considérables dans son programme Future Fighter avant de rejoindre officiellement l’AMCP en 2022.

Le programme Future Fighter, destiné à remplacer le Mitsubishi F-2, a exploré une gamme de technologies, notamment des vols avec le démonstrateur technologique du chasseur Mitsubishi X-2.

L’avion, précédemment désigné ATD-X, a permis d’explorer des technologies de chasse avancées telles que la furtivité, la vectorisation de poussée, les capteurs avancés et les liaisons de données.

Outre le projet X-2, le Japon a également étudié des technologies spécifiques telles que les baies d’armes, les capteurs, les liaisons de données et d’autres domaines jugés nécessaires pour les avions de combat avancés.

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